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La Prophétie des Grenouilles

L'Affiche Du Film
Relecture d'une fable légendaire

La Prophétie des grenouilles a demandé six ans de travail et a quasiment été réalisé à 100% sur le sol français. Deux années ont été nécessaires pour l'écriture, suivies de 36 mois de production et d'un ans de finitions. Le film d'animation est une relecture de la célèbre fable de l'Arche de Noé qui voit des grenouilles venir en aide aux humains et aux autres animaux. Le réalisateur Jacques-Rémy Girerd déclare n'avoir retenu de cette histoire de légende "que l'image poétique et universelle : l'annonce d'un nouveau déluge, quarante jours et quarante nuits de pluie incessante. (...) La Prophétie des grenouilles est une fable sociale tragi-comique qui pose des questions sur la tolérance, l'écologie, la difficulté de vivre ensemble, les affres de la dictature... C'est aussi une belle histoire d'amour entre deux enfants."

Synopsis

Au bout du monde, loin de tout, une famille paisible est installée dans une ferme coquette perchée en haut d'une colline.
Mais au pied de cette colline, le monde des grenouilles est en émoi : il n'y a plus de doute, toutes les prévisions coïncident, un nouveau déluge s'annonce.

Face à l'événement, les grenouilles conviennent, à titre exceptionnel, de communiquer avec les humains. C'est alors le début d'une grande aventure où animaux et humains vont devoir apprendre à vivre ensemble. Ce qui n'est pas toujours facile...


Des voix célèbres

De nombreux comédiens français ont prêté leurs voix aux personnages de La Prophétie des grenouilles. Parmi eux, Michel Piccoli, Anouk Grinberg, Annie Girardot, Michel Galabru, Luis Rego ou encore Jacques Higelin.


Revue de Presse


CinéLive:

"(&) On se régale, d'autant que les personnages, humains et animaux, sont très attachants."
Laurent Djian (article entier disponible dans Cinélive n°74, page 54)

Studio Magazine :
"La finesse des traits, l'harmonie des couleurs qui composent le paysage de cette épopée sont un régal pour les yeux& sans que nos oreilles en deviennent jalouses."
Thierry Cheze (article entier disponible dans Studio Magazine n°195, page 54)

Première :
"L'animation française reprend des couleurs. (&) Au point que les films hexagonaux se posent en réelle alternative à Disney et à l'animation japonaise."
(article entier disponible dans Première n°322, page 66.)

Télérama :
"Ce dessin animé, dont les thèmes naviguent entre arche de Noé et Ferme des animaux, est un trésor de délicatesse."
Cécile Mury (article entier disponible sur le site de Télérama)

Libération :
"Plus qu'un quelconque rabâchage biblique, LA PROPHETIE DES GRENOUILLES est un beau et drôle de dessin très animé qui nous rapproche de LA FERME DES ANIMAUX d'Orwell, ce qui interpellera les ados et adultes tout en captivant l'attention des tout-petits."
Michel Roudevitch (article entier disponible sur le site de Libération)

Aden, Le Monde :
A cette sensualité des couleurs répond le plaisir évident qu'ont pris les comédiens à prêter leurs voix aux personnages."
Thomas Sotinel (article entier disponible sur le site du Monde)


Je voeux le voir en 2004

« Je m'étais promis d'aller voir La prophétie des grenouilles et je l'ai pas encore fait ! » Martine

« Je pensais y aller pendant les vacances de Noël et puis le temps a passé. Promis, jy vais ce week-end ! » Malik

« Nous avons très envie de le voir une seconde fois ! » Barbara, Camille et leurs parents

« Kevin ma di que C tro bien » Mathilde

« Nous n'avons lu que des articles épatants sur ce film. Il faut qu'on y aille ! » Jacques et Bernadette

Déjà 600 000 spectateurs ont vu La prophétie des grenouilles.

Et vous ?

 

PLUS D'INFOS

sur le Film
(Bandes-Annonces, Histoire, Goodies ...)


www.laprophetiedesgrenouilles.com

Trailer 1 Haut Débit
Trailer 2 Haut Débit
Trailer 3 Haut Débit
Dossier de Presse
La Gazette de Folimage

sur Folimage

www.folimage.fr

 

 

Le réalisateur
Jacques-Rémy Girerd
Remonter jusqu'en enfance

Pour créer les personnages de la Prophétie des grenouilles, le réalisateur Jacques-Rémy Girerd avoue s'être inspiré de ses souvenirs d'enfance. Il a ainsi pensé à son premier instituteur, Pépé Germain, pour créer le personnage central de Ferdinand. "Ferdinand est aussi le fruit de mon imagination d'enfant peuplée d'aventuriers, de flibustiers et de pirates. Des personnages exubérants, colorés, aggripés aux cordages de quelque galion dont le Capitaine Haddock est un des merveilleux exemples. (...) Ferdinand m'a permis de reconjuguer au présent ces souvenirs et ces émotions enfantines, de bâtir petit à petit, dialogue après dialogue, le personnage du vieux bonhomme tendre et bougon qui hantait mes rêves."

Interview de Jacques-Rémy Girerd

Sur quelle prophétie avez-vous basé votre histoire ?

Une prophétie imaginaire, inspirée évidemment par l'histoire de l'Arche de Noé dont je n'ai retenu que l'image poétique et universelle : l'annonce d'un nou-veau déluge, quarante jours et quarante nuits de pluie incessante. À cela s'ajoute une histoire, ou plutôt des histoires d'animaux extraordinaires et d'humains ordi-naires.
Le thème central est celui du mythe fondateur, il s'appuie sur les grandes frayeurs ancestrales. Cela dit, La prophétie des grenouilles est une fable sociale tragi-comique qui pose des questions sur la toléran-ce, l'écologie, la difficulté de vivre ensemble, les affres de la dictature... C'est aussi une belle histoire d'amour entre deux enfants.

Comment s'est déroulée l'écriture du scénario ?

En premier lieu j'ai écrit une histoire purement littéraire. Puis, avec Iouri Tcherenkov (également responsable de la création graphique) et Antoine Lanciaux, qui a déjà collaboré en tant qu'animateur à de nombreux films de Folimage, nous avons développé le scénario. Ce travail a duré presque deux ans. J'aime ainsi travailler à plusieurs. Partager l'acte de création ne m'enlève rien. Au contraire cela pousse à se dépasser, à régulièrement remiser son ego au placard. Au final, le résultat est meilleur. C'est le fruit de trois imaginaires, tout en diminuant les risques de confusion.

Comment créé-t-on des personnages de dessin animé ?

En allant fouiller dans ses souvenirs et notamment ceux de son enfance. Ainsi le personnage central de Ferdinand, ce vieux marin bourru, ventru, barbu et tendre, c'est un peu mon premier instituteur : Pépé Germain. Comme lui, Ferdinand a le verbe haut, la trogne paysagère, la chicotte facile. Une erreur en récitant la table de 8 et c'était parti pour des salves de jurons phénoménaux qui traversaient de part en part le bâtiment de mon école primaire jusqu'aux bancs des grands de septième. Mais Ferdinand est aussi le fruit de mon imagination d'enfant peuplée d'aventuriers, de flibustiers et de pirates. Des personnages exubérants, colorés, agrippés aux cordages de quelque galion dont le capitaine Haddock est un des merveilleux exemples.
Aujourd'hui encore il m'arrive de relire avec autant de plaisir ses démêlés avec une bande de perroquets dans Le Trésor de Rackam le Rouge. Je pourrais aussi vous parler de mon oncle Claudien, paysan de Saône-et-Loire, perché sur son tracteur, casquette relevée, donnant l'impression que le monde lui appartenait... Ferdinand m'a donc permis de reconjuguer au présent ces souvenirs et ces émotions enfantines, de bâtir petit à petit, dialogue après dialogue, le personnage du vieux bonhomme qui hantait mes rêves.

Comment dirigez-vous l'animation ?

J'essaie de me fier à mes intuitions profondes, d'exprimer des sentiments légers : une main passée doucement sur un visage, un enfant endormi qu'on remonte avec tendresse sur ses genoux, un déhanchement imperceptible, une chaise qui se renverse par erreur, une douleur dans une épaule. Je ne cherche pas à tout prix la prouesse visuelle qui parfois masque la faiblesse des sentiments. Au contraire, avec l'ouverture d'esprit de toute une équipe, nous cherchons à nous éloigner des académismes. La pente naturelle glisse toujours vers une interprétation en volume d'un graphisme imaginé presque à plat. Hayao Miyazaki affirme que "depuis mille ans les japonais s'expriment avec des lignes et des contours alors que les Américains le font par volumes". Sans
vouloir singer aucun style, ma sensibilité penche du côté de Miyazaki. Je suis également très touché par l'Suvre de Paul Grimault ou de Iouri Norstein.
Concrètement, j'essaie à ma façon de résister à la globalisation disneyenne.

Concrètement, comment se déroule le travail de réalisation sur un projet comme celui-ci ?

Je pars du principe que l'émotion doit toujours prendre le pas sur la technique. Ça a été d'autant plus facile que les artistes qui ont travaillé avec moi sont d'excellents techniciens. La plus grosse part de mon attention de réalisateur s'est portée sur l'enregistrement des voix, le jeu des acteurs, "l'acting" comme disent les Anglais et la partition musicale. Le directeur artistique, le chef déco et la responsable de la palette colorée m'ont largement secondé pour superviser le graphisme, la couleur et la lumière. L'énorme difficulté dans un long-métrage, c'est le nombre croissant de plans en chantier à différents stades de la fabrication. À un certain moment de la production, plus de mille plans étaient ouverts en même temps. C'est une vision abominable ! Quand on sait qu'il y a entre vingt et quarante informations importantes dans chaque plan, faites le calcul, c'est hallucinant. Une seule solution : prendre de la hauteur pour ne pas perdre l'essentiel, le sens de l'histoire et sa propre fraîcheur.

Cette attitude peut conduire au risque de se mélanger un peu parfois les pinceaux, heureusement sans gravité. Travailler sur plus de mille dossiers simultanément est parfaitement inhumain. Je me demande si je serais capable de le refaire. Au final deux ans de recherches ont été nécessaires pour traduire en film, avec l'aide puissante des techniques numériques, le graphisme neuf et libre de Iouri Tcherenkov. Certains ont été jusqu'à dire que les folimage font penser à des illustrations en mouvement. Du jamais vu !

Comment définiriez-vous le graphisme du film ?

Iouri Tcherenkov a créé à ma demande l'univers graphique du film. Cest un immense artiste qui a également touché à la réalisation (La grande migration) ce qui facilite beaucoup les choses. Cela fait une dizaine d'années que cet Ukrainien vit en France depuis qu'il a croisé le chemin de Folimage.
Son Suvre est joyeusement mélancolique, elle est à l'image de son auteur. Ses personnages, qu'il a peaufiné avec sa compagne Zoïa Trophimova, possèdent une humanité bouleversante. Iouri sait s'éloigner du réalisme juste ce qu'il faut pour attraper la poésie au vol.
Jean-Loup Félicioli, le chef décorateur, également réalisateur, a apporté au graphisme de Iouri encore un supplément d'âme, aux frontières de la déstructuration.
La couleur va de Vlaminck à Monnet, elle exprime des sentiments forts et beaucoup de tendresse, elle n'a jamais peur de s'afficher. Une fois encore, les sensibilités se sont conjuguées harmonieusement pour démultiplier la force de l'image et pour servir le texte. Les univers de Jean-Loup et Iouri, a priori si éloignés l'un de l'autre ont trouvé avec La prophétie des grenouilles un terrain de sublimation.

Pensez-vous créer un style nouveau ?

Cela m'est parfaitement indifférent, seule l'honnêteté et la sincérité comptent. Quand je me retrouve face à moi-même, sculptant mentalement un personnage, écrivant une séquence de dialogues ou dans l'échange créatif avec les équipes d'anima-teurs qui ont la charge d'engendrer les mouvements, je me sens beaucoup plus proche intellectuellement de Marcel Carné et Gao Xiangjang que de Disney. Je cherche à m'approcher au plus près de la poésie du réel. J'aimerais communiquer à mes personnages le souffle que je sens confusément bouger en moi, j'aimerais leur donner un peu de ma vie, j'aimerais que les effleurements d'épidermes se ressentent, que la tendresse se faufile sans qu'on ne s'en rende compte, que les pensées intimes se lisent de temps à autre, que les âmes transparaissent à la surfa ce du film. Je cherche à dire la vérité. Tout cela peut paraître bien illusoire et prétentieux. C'est vrai. Mais parfois, je vous jure, ça marche ! Et dans ces cas-là, j'ai, à la fois, le savoureux sentiment de bien faire mon travail et celui de servir loyalement l'équipe du film.

Peut-on dire alors que la réalité est le facteur le plus important dans votre façon de travailler ?

Un des facteurs certainement. Ce qui n'empêche pas cette réalité d'être délirante. Les enfants vivent des émotions bien réelles dans la vie de tous les jours.
Par exemple chacun fait l'expérience de la peur, peur de perdre ses parents, peur d'être dévoré, peur de devenir un monstre.... Que des personnages de dessin animé expriment les mêmes peurs, les mêmes angoisses, cela ne rassure pas l'enfant pour autant mais lui permet de prendre une certaine distance vis-à-vis de ces situations. L'enfant est attentif à trouver des points de comparaison avec les troubles qu'il vit lui-même dans sa vraie vie et qui l'oppressent. Oui, ça m'intéresse énormément de rechercher la réalité et de m'en servir de façon utile. J'ai le sentiment de mener une Suvre éducative.

Définir les voix de personnages est-ce essentiel à leur création ?

Oui, car ce sont elles qui raccrochent le film au réel. Elles aident les animateurs à trouver les gestes et les expressions justes. Mais c'est parfois aussi en pensant à une voix, donc à un acteur, que je peux mieux définir un personnage. Les acteurs me parlent en secret... Par exemple, je ne pouvais pas m'extraire de la tête la personnalité de Michel Galabru quand j'écrivais les dialogues d'un des éléphants du film. Au moment du choix des interprètes, quelle joie d'avoir pu associer Michel. L'humour, la truculence, le jeu, la musicalité imaginés depuis si longtemps, tout était là, magistral ! Michel Piccoli, qui a structuré le patriar-che, Anouk Grinberg, tellement bouleversante, Jacques Higelin en vieux lion diplomate, Romain Bouteille en loup grincheux, Manuela Gourari, nunuche parfaite, Luis Rego en doux dingue, Laurentine Milebo en mama attentionnée, Jacques Ramade en porcelet convulsif, ou bien Annie Girardot, Liliane Rovere, Pef des Robins des Bois, Bernard Bouillon... m'ont également tous apporté l'immense satisfaction de sculpter le film avec une précision inouïe, sans jamais être des freins à mon imagination. Je souligne également la participation de deux enfants qui, du haut de leurs neuf et dix ans, grâce à une concentration et un travail énormes, ont été les parfaits interprètes des rôles principaux.


Folimage, Un Studio En Marche

L'Equipe du Film

Folimage existe depuis près de vingt ans. Dans un premier temps, c'est la télévision qui a permis à cette société de progresser, d'accumuler des savoir-faire importants et de bâtir des équipes localisées dans un même lieu. Puis le studio d'animation est passé à la production cinématographique avec le moyen-métrage L'enfant au grelot. La production de ce film a permis de vérifier la maturité de son équipe pour ce type d'aventure, sa capacité à maîtriser des histoires longues et préciser ses compétences en matière d'esthétique cinématographique.

Le relatif succès en salle pour un film de 26 minutes (330 000 spectateurs) et sa durée de vie inhabituelle

(chaque hiver depuis quatre années, on peut constater une évolution positive de la progression du nombre de spectateurs) ont persuadé Folimage de passer tranquillement à la vitesse supérieure, celle du long métrage.
La prophétie des grenouilles aura donc demandé au total six ans de travail : deux longues années d'écri-ture, 36 mois de production et un an de finitions.

C'est une Suvre ambitieuse, malgré un budget relativement modeste, qui a su faire travailler plus de deux cents personnes. La fierté de Folimage aura été de fabriquer, comme prévu, à presque 100 %, le film en France, dans son studio de Valence. Ce point est à souligner, c'est sans doute la première fois depuis plus de vingt ans qu'un studio réussit à fabriquer intégralement un long métrage en France.
Plus de deux cents prix internationaux sont venus récompenser les productions du studio. Une nomination aux Oscars, deux Césars, deux Cartoons d'Or, des récompenses importantes à Berlin, Hiroshima, Séoul, New-York, Montréal, Saint-Petersbourg, Rome, Rio, Sydney, Ottawa, Moscou, Stuttgart...

De plus, le studio a reçu des prix spécifiques comme celui du meilleur producteur, prix décernés par la Procirep ou le Ministre de la Culture. Folimage édite un catalogue vidéo concernant l'ensemble de ses productions.

Plus d'infos sur Folimage et ses productions :

www.folimage.fr

 

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